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Dossier de candidature Flyin2024

Dossier de candidature Flyin2024
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Publié le 25/09/2018 dans Actualités

PARACHUTISME AUX J.O 2024 : LE VOL EN SOUFFLERIE

L’INNOVATION AU COEUR DE LA XXXIIIème OLYMPIADE

Le vol en soufflerie –Indoor Skydiving dans sa terminologie internationale- correspond à la pratique des disciplines de chute libre du parachutisme sportif dans une veine d’air artificielle, fixe ou mobile, appelée communément « soufflerie ». L’air est déplacé mécaniquement dans un tube transparent, par plusieurs turbines, pour des vitesses utiles atteignant 300 km/h.

Les athlètes profitent des forces aérodynamiques créées par le déplacement d’air pour se mouvoir, à plat ou en trois dimensions, seuls ou en équipes, afin de satisfaire aux standards des épreuves de compétition.

Nées de l’imagination d’entrepreneurs innovants et passionnés, eux-mêmes sportifs accomplis et experts dans les disciplines de chute libre, les souffleries verticales permettent le passage du rêve à la réalité à celles et ceux qui souhaitent enfin voler.

Le temps est venu de corriger cette anomalie, un des mouvements les plus fantasmé du corps humain – voler – cherche son prolongement sportif aux Jeux Olympiques.

PROPOSITION

La Fédération Française de Parachutisme en lien étroit avec la Fédération Aéronautique Internationale, propose le vol en soufflerie par l’intégration d’épreuves individuelles ou collectives, avec ou sans séparation de genre, dans le programme des épreuves additionnelles des Jeux Olympiques de Paris 2024. Ces épreuves peuvent être :

« La vitesse en vol dynamic », par équipe de deux, sur une formule  de match – exécution contre le chronomètre d’un programme pré-établi, avec un système éliminatoire en quart de finales, demi-finales et finales. 10 équipes homme et 10 équipes femme pour un total de 40 athlètes. 10 officiels et juges arbitres sont nécessaires pour ce type d’épreuve. 12 médailles

« La vitesse en vol dynamic », sur le même principe, avec des équipes mixtes. 20 équipes pour un total de 40 athlètes. 10 officiels et juges arbitres sont nécessaires pour ce type d’épreuve. 6 médailles

« Le free style », avec alternance de programmes imposés et libres. Programmes effectués en musique. 10 hommes et 10 femmes pour un total de 20 athlètes. 10 officiels et juges arbitres sont nécessaires pour ce type d’épreuve. 6 médailles

« Le free style », avec alternance de programmes imposé et libre. Programmes effectués en musique. 20 athlètes : 10 hommes et 10 femmes pour un classement mixte. 10 officiels et juges arbitres sont nécessaires pour ce type d’épreuve. 3 médailles

« Le vol en équipe », 4 athlètes effectuent un programme imposé et un programme libre, en alternance. 10 équipes homme et 10 équipes femme pour un total de 80 athlètes. 10 officiels et juges arbitres sont nécessaires pour ce type d’épreuve. 24 médailles

« Le vol en équipe », 4 athlètes effectuent un programme imposé et un programme libre, en alternance. 20 équipes mixtes pour un total de 80 athlètes. 10 officiels et juges arbitres sont nécessaires pour ce type d’épreuve. 12 médailles

La durée des épreuves n’excède pas 3 jours : 2 jours de qualification + 1 jour de finale répartis aux moments les plus appropriés.

En fonction de la discipline choisie, le format permet une rapidité de mise en œuvre et un déroulement correspondant à l’image d’un sport dynamique où agilité et précision du geste se complètent, avec des règles faciles à comprendre. Une formule « match », permet d’ajouter une dimension esthétique supplémentaire, avec l’épreuve « free style ».

Les infrastructures fixes existent sur Paris et sa banlieue, avec un atout non négligeable : la soufflerie « iFLY » à la Villette, près du village Olympique. Des souffleries mobiles peuvent être déployées, selon les formules choisies, soit dans le même secteur, soit sur des sites proposés par le COJO. Il n’est pas envisagé de nouvelle construction pérenne de souffleries fixes.

VALEURS AJOUTÉES

Le vol en soufflerie correspond au concept de Jeux inédits par son côté spectaculaire. À des vitesses de 300 km/h, l’idéal de dépassement de chaque pratiquant se prépare grâce à des capacités d’agilité, de rapidité, de coordination qui ne laissent pas de place aux approximations.  Le vol en soufflerie offre à ce jour, des possibilités de développement qui n’existaient pas dans les sports aériens : accession vers de jeunes pratiquants (8 ans), vers un public à mobilité réduite, vers un public plus urbain et plus consommateur de l’instant.

Cette urbanisation des pratiques sportives est au cœur des politiques de développement du vol en soufflerie : s’affranchir de la relation habituelle homme/machine, comme dans les pratiques des sports aériens traditionnels (parapente, avion, ULM, etc.).

Pour la candidature Française, les médailles potentielles se trouvent dans les disciplines par équipe, la France faisant partie régulièrement des trois meilleures nations en vol en soufflerie et la meilleure nation en parachutisme sportif. Le programme de développement qui suivra la candidature portera sur les disciplines où les Français sont leader en extérieur mais pas encore en vol en soufflerie

Le vol en soufflerie au cœur de la cité devient un espace créatif et innovant pour les pratiquants qui s’affranchissent de la contrainte des aérodromes et de la météorologie. Une temporalité qui correspond aux orientations que le CIO impulse depuis l’agenda 2020.

Une des principales valeurs ajoutées de la pratique du vol en soufflerie tient aussi dans la mixité : les hommes et les femmes pratiquent, à part égale, depuis le début de l’activité. Mieux encore, certaines épreuves sont dites « open » et la composition des équipes est mixte. Il sera donc très aisé de s’adapter en proposant, soit une séparation de genres (catégorie distincte homme et femme), soit de faire des épreuves mixtes, ce qui se produit déjà, autant dans le parachutisme classique que dans le vol en soufflerie.

Là où d’autres sports évoluent vers la mixité au travers d’épreuves spécifiques, le parachutisme sportif et sa composante « vol en soufflerie » sont des sports matures dans ce domaine.

La Fédération Française de Parachutisme en lien étroit avec la Fédération Aéronautique Internationale a bien noté les intentions du CIO dans ce domaine.

Enfin, le vol en soufflerie est rompu aux techniques modernes de l’usage de la vidéo ainsi que des systèmes de jugement informatisés. La communauté internationale a, depuis longtemps, adopté une stratégie d’intégration de solutions opérationnelles pour faciliter l’intégration des systèmes électroniques de jugement à l’outil vidéo. Des ajustements seront certainement nécessaires comme habituellement dès le changement de règles ou l’émergence de nouvelles disciplines. La communauté est très réactive dans ce domaine.

L’inscription d’une ou plusieurs épreuves de vol en soufflerie au titre des disciplines additionnelles de Paris 2024 représente un formidable vecteur de développement et une ouverture fondamentale vers des partenaires qui hésitent encore à s’associer à une discipline apparaissant comme élitiste. La complémentarité du vol en soufflerie avec d’autres pratiques gymniques ou artistiques devrait créer, des synergies profitables à un public jeune. Implantées dans le Grand Paris ou dans Paris centre, des souffleries mobiles pourraient partager des sites existants, comme le Champ de Mars avec le beach Volley, ou les Invalides avec le tir à l’arc, elles pourraient aussi mêler histoire et innovation en volant sur l’esplanade du Trocadéro avec la Tour Eiffel en toile de fond.

HISTOIRE ET TRADITION

Le parachutisme sportif existe au sein de la grande famille des sports aériens depuis 1930. Les premiers championnats du monde, en 1950, sont à l’origine de l’essor et de la dynamique de toutes les composantes du parachutisme sportif (parmi elles, le vol en soufflerie). Historiquement, c’est en 1973 que se déroule le premier championnat du monde de travail relatif  qui va préfigurer les sauts de groupe. En 2000, ont lieu les premiers championnats du monde de disciplines artistiques, à l’origine des disciplines du vol en soufflerie. Puis, en 2013, la Fédération Aéronautique Internationale valide la discipline Indoor (vol en soufflerie) et organise le premier championnat du monde en 2015.

Née dans les années 80 de la curiosité des parachutistes pour les souffleries à vocation industrielle, l’émergence des structures artificielles dans d’autres pratiques sportives a transformé cette curiosité en outil fonctionnel. Cette pratique s’est structurée, en 1998, avec les premiers constructeurs de souffleries fixes, au rang desquels un partenaire majeur, la société iFLY, basée aux États-Unis.

Il convient de noter que le parachutisme au sein de la FAI a 45 ans de recul sur l’évolution de la compétition et les disciplines pratiquées. Le vol en soufflerie est, aujourd’hui, un sport ancré et son ouverture vers un public plus jeune laisse supposer que le meilleur est à venir.

Avec une fréquence de deux années pour les championnats du monde en alternance avec des coupes du monde, les organisateurs sont nombreux, depuis la première édition, pour accueillir ces compétitions majeures.

Mais il convient aussi de noter que, au fil des ans, la FAI s’est montrée sous le jour d’une Fédération Internationale privilégiant les compétitions à sport multiples comme les Jeux Mondiaux où elle est présente depuis 2003 (Jeux Mondiaux de l’Air avec 3 éditions, le Mondial de Parachutisme avec 3 éditions). Des compétitions multisports d’envergure qui rassemblent plus de 1000 compétiteurs pour la version Jeux Mondiaux de l’Air.

Une tradition qui rend la FAI et ses affiliées, les fédérations nationales, capables de faire face aux grands évènements.

Il n’est donc pas utopique d’imaginer des compétitions de vol en soufflerie, dans des enceintes sportives accueillant d’autres sports, comme le roller, le BMX, l’escalade, à l’image des compétitions d’athlétisme avec des plateaux associant courses – lancers – sauts.

UNIVERSALITÉ

Plus de 200 souffleries fixes ou mobiles existent à ce jour à travers le monde et le phénomène est en expansion, avec un chiffre de 300 à l’horizon 2019, selon les industriels (indoorskydivingsources.com)

https://www.indoorskydivingsource.com/tunnels/

La présence sur les 5 continents sera effective en 2019 avec l’implantation d’une soufflerie en Afrique du Sud. Une vingtaine de pays organisent déjà leur championnat national de vol en soufflerie. En France en 2015, le territoire comptait 3 souffleries fixes et une mobile, en 2018 il existe 6 souffleries fixes et une quinzaine mobiles. De nombreux projets sont en cours qui pourraient doubler leur nombre à l’horizon 2024.

POPULARITÉ

Le vol en soufflerie est plébiscité par les meilleurs athlètes qui composent leur carrière de plus en plus en alternance entre le vol en soufflerie et le parachutisme sportif traditionnel, d’ailleurs il n’est pas rare de trouver les mêmes sportifs sur les podiums.

Sur la base des données du partenaire « iFLY » qui représente plus de la moitié des souffleries fixes au monde, il convient de noter que 1,4 millions personnes ont volé dans leur réseau et 3 millions sur l’ensemble des souffleries existantes, en 2017. L’ouverture du marché chinois, où le vol en soufflerie est très populaire, fait dire à la FFP et à la FAI que c’est le sport aérien au plus fort potentiel de développement.

C’est aussi une discipline qui se marie très bien avec les nouveaux médias. Aucune compétition n’échappe à une couverture fournie sur les réseaux sociaux classiques ou dédiés à la compétition (chaîne olympique). Captifs, les athlètes évoluent face à la caméra, l’infrastructure des souffleries permet la richesse des angles de prises de vues.

IMAGE ET ENVIRONNEMENT

Le vol en soufflerie peut s’affranchir aisément de la notion de parité pour offrir une véritable mixité dans les épreuves, soit en coopération dans les équipes, soit en opposition homme/femme. Quelle autre pratique sportive peut se prévaloir de cette égalité ? C’est une image moderne qu’offre le vol en soufflerie où la prédominance masculine n’existe pas.

La gouvernance du parachutisme sportif dans les instances nationales et internationales satisfait aux principes de mixité. Un autre atout majeur est la transparence et la qualité autour du jugement : équitable – cohérent – crédible – transparent.

De type normatif ou subjectif, la chaine du système de jugement est éprouvée et intègre parfaitement les ajustements nécessaires au fil des compétitions. Seuls les juges arbitres qualifiés nationalement et reconnus par leur pays ont accès aux formations de juges arbitres internationales.

Le perfectionnement se fait tout au long d’une saison sportive. La commission des juges de la FAI maintient une liste active et détermine, par avance la composition des collèges arbitraux. Ce ne sont jamais les organisateurs qui choisissent.

Enfin, la Commission Internationale de Parachutisme de la FAI détermine et valide les systèmes électroniques de jugement utilisés dans chaque compétition.

COÛTS

Le déroulement d’une compétition à l’occasion de la XXXIIIème Olympiade pourrait s’appuyer sur des souffleries mobiles louées pour la circonstance et les deux souffleries fixes existantes dans le périmètre parisien.

A titre indicatif, les coûts prévisionnels (base 2018) pourraient être les suivants :

Infrastructures mobiles : 50 000 euros en location (incluant les heures de vols)
Infrastructures événementielles : (gradins sécurité accès) 50 000 euros par soufflerie
Logistique : cellule organisation – juges – médias : 50 000 euros /soufflerie
Heures de vols nécessaires pour les souffleries fixes : 10 000 euros

Les relations contractuelles avec les partenaires, les fabricants de souffleries, les prestataires compétitions, mais aussi avec les télévisions et autres médias en ce qui concerne les droits de diffusion, seront à élaborer.

EN GUISE DE CONCLUSION

…afin d’ouvrir la voie au débat, le vol en soufflerie est sans nul doute une pratique spectaculaire, dynamique et engagée, pouvant s’inscrire de façon temporaire au cœur de la cité, dans des espaces dédiés mais aussi partagés avec d’autres pratiques sportives et culturelles qui serviraient la poursuite de l’idéal Olympique. Le sens du partage au travers des vols de groupe, la liberté intense de s’affranchir de la pesanteur, la joie de vivre de ses pratiquants donnent un côté magique. Avec un côté cosmopolite où la mixité fait force de loi. Et, bien sûr, ce côté unique qui rajoute du sens à la vie : ON VOLE !

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